Historique des expositions

L’Espace Collectivités laisse une place importante à la culture, en vous proposant chaque année de découvrir une exposition d’un artiste de renommée mondiale.

Découvrez ici l’univers de quelques uns d’entre eux…

[2009] Ange LECCIA

Né le 19 avril 1952 à Minerviu en Corse, Ange Leccia est un artiste contemporain français disposant pour s’exprimer d’une très riche diversité de facettes : peintre, « arrangeur » d’installations, photographe, vidéaste, cinéaste.

Son parcours brillant est ponctué d’expositions de ses recherches qui lui valent une large reconnaissance en France et dans le monde entier où de nombreux musées, les plus grandes institutions et les meilleures galeries présentent son travail qui rencontre un large écho.

C’est un artiste puissamment original et dont le travail, toujours lié aux innovations technologiques les plus récentes, produit de fortes émotions et bouleverse le regard que nous portons sur le monde et sur nous-mêmes.

Pour celles et ceux qui vont ont découvert à l’Espace Collectivités et qui voudraient prolonger leur plaisir, rappelons qu’un livre amplement illustré de superbes reproductions de travaux de l’artiste et rédigé par le commissaire de notre exposition, Bernard Vasseur, est désormais paru aux éditions Cercle d’Art et disponible en librairie.

[2008] Susumu SHINGU

Susumu Shingu, sculpteur du vent et de l’eau…

Il a travaillé avec les plus grands architectes (Renzo Piano, T. Toda, S. Ischida,…) et remodelé avec ses pièces sculptées bien des paysages urbains dans les plus grandes métropoles du monde. Pourtant il est encore trop peu connu en France où sa renommée commence à grandir à vive allure : une seconde exposition de son travail est prévue au Printemps 2009 au sein du nouvel espace de la célèbre galerie Jeanne – Bucher, dans le Marais, à Paris. Grâce au prêt exceptionnel de la galerie, l’Espace Collectivités vous a permis de découvrir en avant-première quelques œuvres en mouvement du Maître japonais. Créées ici pour un espace intérieur (elles y vibrent au contact de l’air ambiant), ses pièces sont le plus souvent réalisées pour le plein air où elles s’animent au rythme des énergies naturelles (eau, air, lumière, gravité) dans lesquelles – Shingu ne cesse de le rappeler – l’existence humaine est inscrite. Il réconcilie ainsi la nature et la culture, en créant ses sculptures avec le lexique le plus ancien (les éléments des antiques : eau, air, terre, feu) qu’il unit aux technologies les plus récentes et aux matériaux les plus innovants ; pour en faire jaillir une grande richesse de formes qui nous émerveillent par leurs beautés naturelles et par l’harmonie créée avec leur environnement et le spectateur qui les regarde. Comme chaque année un livre rédigé par le commissaire de notre exposition, Bernard Vasseur, et édité par Cercle d’Art est à votre disposition.

[2007] Yves DANA

Toujours à l’affût d’originalité, Idélia a décidé d’innover en présentant les œuvres d’une des figures majeures de la sculpture d’aujourd’hui, Yves Dana.

Il n’a pas encore 50 ans, mais déjà il est reconnu dans le monde entier comme l’un des sculpteurs les plus novateurs de sa génération. Et peut-être précisément parce que les œuvres d’Yves Dana sont une médiation plastique sur le temps, mais ne sont pas esclaves de leur temps, de leur époque. Tout au contraire, ses sculptures sont très dépaysantes, elles vous entraînent loin des urgences de l’actualité et de la vitesse de notre siècle, dans le temps long des grandes mythologies, dans la sérénité lumineuse des songes, dans cette mémoire de l’espèce que chacun porte jaillies d’une archéologie désertique, comme trouvées là dans le lit d’un fleuve ou le cœur d’un volcan. Elles sont pourtant une exaltation de la vie dans ses énergies, ses élans, ses affects.

L’exposition a retracé les grandes étapes de recherches plastiques d’Yves Dana : son travail initial du fer, puis son passage au plâtre et au bronze, enfin son choix de la pierre – et des types les plus dures – qui le mobilise aujourd’hui. Et vous êtes resté longtemps à rêver devant ses stèles patinées, érigées, groupées qui vous ont accueilli à l’Espace Collectivités 2007 dans leur assemblée fraternelle, énigmatique et riche en émotions.

[2006] ERRÓ

Né dans le Nord-Ouest de l’Islande, Gundmundur Gundmunsson va devenir l’un des peintres les plus célèbres et les plus mondialement reconnus d’aujourd’hui sous le pseudonyme d’Erró. Inlassable voyageur sur toute la planète, il se fixera finalement en France, à Paris, en 1958. Son travail y sera bientôt révélé dans le cadre de ce qu’on appellera alors « la figuration narrative ».

Contemporain de la montée en puissance de la bande dessinée, Erró va se servir du style et de la mythologie dont elle est porteuse pour dénoncer les violences, conflits et aberrations de notre société : déchirements guerriers en tous genres, réduction de tout aux seules valeurs de la consommation, érotisme mercantile, marchandisation de l’existence, uniformisation des imaginaires et des cultures, confiscation du pouvoir et droit du plus fort…

Dans ses toiles à l’originalité puissante et inoubliable, Erró n’en finit pas de se jouer, avec un solide sens de l’humour, de notre « société de spectacle » où l’image compte plus que le réel qu’elle est sensée représenter. Ce sont avec ces mots, que Bernard Vasseur, Commissaire de l’Exposition, définit l’univers d’Erró.